Le mirage de la partition musicale

Vous pratiquez la musique et vous avez déjà rencontré quelques difficultés :

– à jouer d’un instrument ou à chanter sans partition
– à improviser sur un thème ou à composer un morceau

– à jouer d’oreille, c’est-à-dire à rejouer sur un instrument une mélodie ou des accords que vous avez entendus

Alors cet article est fait pour vous.

La musique n’est pas une compétence unique

Peut-être ne le savez-vous pas, mais Meludia a été créé à partir de 25 ans d’expérience pédagogique par son cofondateur Vincent Chaintrier [LIEN VERS PORTRAIT]. Sur cette période, il a eu l’opportunité de coacher des musiciens aux profils très différents. Depuis 2012, nous avons adapté la théorie de Vincent sous forme d’outil en créant l’application web Meludia. Depuis, nous présentons l’application à travers le monde et nous avons l’occasion de tester et de coacher des profils d’oreilles très différents. Voici une liste des ‘profils’ que nous avons croisés. Si vous vous reconnaissez dans cette liste mais que vous ne croyez pas à la fatalité, Meludia est fait pour vous :

  • Confiance en soi – des non musiciens avec un désir fort de musique mais qui pensent qu’ils ne sont pas doués pour la musique
  • Ouverture – des non musiciens qui aimeraient s’ouvrir au jazz, au classique ou à la musique contemporaine mais qui ont l’impression de ne pas avoir accès à ce type de musiques, soit parce qu’ils ne prennent pas de plaisir à les écouter, soit parce qu’ils s’endorment, soit parce qu’ils n’en comprennent pas le sens musical
  • Rigidité – des musiciens qui sont incapables de jouer d’un instrument sans partition
  • Mémoire – des musiciens qui ont des problèmes à comprendre, mémoriser et jouer des morceaux rapidement
  • Concentration – des musiciens qui ont des difficultés à rester lucides pendant tout le temps d’une répétition ou d’un concert
  • Temps de réaction – des musiciens qui mettent trop de temps à entendre des changements d’accords ou d’intervalles, dans des improvisations de jazz par exemple
  • Verticalité – des musiciens qui ont l’oreille absolue (ou pas) mais qui ont des problèmes à entendre plusieurs voix en même temps
  • Oreille harmonique – des musiciens qui ont l’oreille absolue (ou pas), mais qui doivent “calculer” pour entendre la couleur d’un accord (do-mi-sol, DONC c’est majeur…)
  • Rémanence – des musiciens qui ne parviennent pas à isoler et à entendre plusieurs intervalles ou accords joués consécutivement
  • Renouvellement – des musiciens, autodidactes ou non, qui ont l’impression de tourner en rond
  • Créativité – des musiciens qui souhaitent être plus autonomes dans leur capacité à improviser et composer

Ce qui est touchant, c’est que tous ces profils de musiciens ou non musiciens pourraient faire des progrès nets dans leur pratique musicale s’ils effectuaient un travail ciblé sur leur capacité à écouter et à ressentir les fondamentaux de la musique.

Trop souvent, la partition peut jouer un rôle de soutien qui donne l’illusion d’utiliser son “muscle musical” (puisque l’on joue effectivement de la musique), mais ce soutien peut malheureusement nous faire passer à côté de ressources musicales inestimables que nous avons déjà en nous et qui ne demandent qu’à être développées. Notre cerveau est fait de telle manière qu’il peut développer des compétences de lecture et de jeu sur un instrument, tout en sous-utilisant son oreille musicale. Ainsi, certains musiciens concentrent 80% de leur temps de pratique musicale sur des compétences qui ne vont pas véritablement les aider.

La musique est comme une langue

Nous avons tous dans notre entourage des experts de l’apprentissage des langues : ils ont entre 0 et 6 ans. C’est la période pendant laquelle les enfants apprennent à parler de façon naturelle, par mimétisme.

Le développement du langage est un bon exemple. Lorsque les bébés babillent, ils imitent les sons qu’ils entendent autour d’eux. Au fil du temps, et après quelques répétitions, ils traitent ces informations. Ils commencent à réduire les sons à ceux qui ont du sens pour eux, comme Mama pour Maman. Ensuite, ils continuent à pratiquer jusqu’à ce qu’ils puissent utiliser le mot dans un contexte. Cette imitation et cette mise en contexte n’est possible qu’avec une “immersion sensorielle puissante”.

L’imitation suit quatre étapes :

  • regarder et écouter
  • traiter l’information
  • tenter de copier un comportement
  • pratiquer

Et l’apprentissage de la grammaire alors ? C’est une question qui ne se pose pas : les enfants savent improviser et appliquer les règles théoriques de leur langue maternelle avant même de savoir écrire !

Immergé dès ses premiers instants dans sa langue maternelle, le tout petit découvre et explore avant tout cette nouvelle compétence par les sensations. Vers 15 mois, ses capacités cognitives et motrices sont suffisantes pour qu’il imite. Après avoir beaucoup répété des mots et des bouts de phrases, il réorganise ces éléments pour former de nouvelles phrases, former son propre discours. Plus tard, il utilise le subjonctif, le plus-que-parfait et autres concepts plus ou moins avancés sans être pour autant capable de les nommer. Finalement, l’envie d’apprendre à lire et écrire se manifeste généralement vers 5-6 ans.

En musique, l’apprentissage est similaire. On ne mémorise bien que ce que l’on entend et ressent bien. On reproduit ce que l’on entend, puis peu à peu l’on devient autonome et l’on développe son propre discours musical.

Si vous répétez une phrase que vous n’entendez pas ou ne comprenez pas, votre musicalité va en être affectée, cela risque d’être laborieux, comme si vous tentiez de prononcer une phrase dans une langue inconnue.

Pour en savoir plus sur l’apprentissage de la musique comme une langue, lisez cet article (à partager sans modération avec les jeunes parents et futurs parents !) :

La musique est comme une langue [LIEN VERS ARTICLE]

Lâcher prise sur la théorie

Quand on commence la musique avec une partition, tout devient plus complexe pour le cerveau, parce que les zones visuelles et auditives sont sollicitées simultanément. C’est pourquoi Meludia vous apprend la musique avec le moins possible d’éléments analytiques. Bien sûr, il vient un moment où vous pouvez avoir besoin de lire une partition, et donc d’ajouter à votre palette les éléments analytiques : notes, dièses, bémols, musique écrite… Meludia ne remplace pas l’apprentissage de la théorie, mais elle le renforce. Parlez-en à votre professeur de musique.

Nos exercices progressifs développent progressivement les compétences cognitives nécessaires à la perception sensorielle et émotionnelle de la musique. Il est donc normal que, pour un musicien qui utilise principalement des compétences mémorielles et analytiques, l’approche Meludia puisse ressembler à un saut dans le vide. On perd ses repères, on ne peut plus se rattacher à la simple partition et l’on nous “force à écouter”.

Alors si l’approche sensorielle et sans béquille théorique vous fait peur, c’est une raison de plus pour tenter l’expérience Meludia ! Nous sommes convaincus que vous prendrez plus de plaisir avec votre instrument une fois que vous aurez lâché prise et une fois que vous aurez confiance en votre oreille. Après tout, même avec une approche analytique (et c’est la beauté du cerveau), nous développons beaucoup de compétences musicales. Le fait de commencer à faire confiance en son oreille est plus un saut psychologique qu’un saut de niveau. Une fois qu’on se laisse aller, ça va très vite.

Pour plus d’informations sur ce sujet, suivez ce lien :

Du développement de l’oreille musicale au solfège, découvrez la méthode Meludia

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